POUR UN BON ENTRAINEMENT


J’ai fait pas mal d’entraînements, que ce soit en équipe, seul ou avec des copains. Pour l’entraînement en équipe, je n’ai pas grand-chose à dire, puisqu’il dépend de l’entraîneur. J’aime bien cependant être guidé parce qu’on a pas forcément envie de faire certains exercices de son propre chef, alors qu’ils sont très efficaces.

Je me suis par contre beaucoup entraîné seul. Dans ma région, je trouve que l’on est assez paresseux quand on est jeune. Alors malgré la présence d’un excellent terrain extérieur, il était rare que j’y voie beaucoup de monde.

Il faut commencer par un échauffement sérieux, comme par exemple des allers-retours d’un panier à l’autre, à une allure tranquille, puis faire quelques étirements (c’est important), même si on est seul et qu’on est venu passer le temps car il vaut mieux tant qu’à faire rentabiliser l’effort.

Je commence toujours par une longue série de tirs, pour régler mon poignet. D’abord, pour bien chauffer toute la mécanique, je lance et rattrape le ballon contre la planche à trente reprises par bras. Il ne faut pas hésiter à en faire davantage quand on débute pour accroître son contrôle de balle, et pour muscler son poignet aux endroits importants. Pour donner un but à la longue série de tirs, je pratique une forme solitaire de la « bouteille », qui consiste à faire le tour de la raquette en avançant d’une position à chaque tir réussi. Normalement, cela se pratique à deux, et c’est le premier qui arrive au bout qui gagne. Alors pour corser la chose, si je rate un tir, je recule d’une position. De ce fait, rater un tir est sanctionné, et ce n’est pas toujours une partie de plaisir d’arriver à terminer la boucle. Cet exercice permet de tirer de beaucoup de positions différentes, avec des repères, et avec l’handicap du recul en cas d’échec, il y a un petit peu de pression.

Pour apprendre à réussir n’importe quel tir, il faut s’imposer de tirer de n’importe où, avec ou sans la planche, et s’entraîner aussi à tirer avec un dribble, un mouvement quel qu’il soit, pour bien simuler un tir de match. Il faut aussi considérer que le lancer franc doit être réussi à chaque fois, et qu’il est anormal de le rater. Il faut donc tirer et tirer encore, jusqu’à ce que rater devienne rare et accidentel.

Pour travailler le tir en course, les allers-retours à un rythme plus soutenu sont un bon exercice. C’est fatigant, mais on peut travailler le dribble en course de contre-attaque, et tâcher de ne pas perdre de vue le but de l’opération : marquer le panier au bout. Il est assez fréquent que sous l’impulsion de la course, le double pas qui n’aurait dû être qu’une formalité soit raté. Ce genre de travail est très révélateur sur la capacité à marquer en match, puisque la fatigue et la précipitation ne sont pas toujours présentes lors d’un entraînement. Après quelques courses, penser à travailler le lancer franc dans les conditions du match, c'est-à-dire avec la fatigue et juste après une action rapide.

Quand il y a quelqu’un d’autre, j’aime bien m’entraîner aux rebonds lorsqu’il shoote, ce qui permet de s’habituer à suivre la balle et à essayer de ressentir de quel côté elle va rebondir sur l’arceau. Après le rebond, on peut s’appliquer à faire de bonnes passes, soit classiques, soit plus compliquées, mais il faut se rappeler que la qualité et le rythme de la passe jouent énormément sur la réussite du shoot. On peut ensuite échanger les rôles et shooter, en travaillant les appels de balle, les réceptions et la prise d’appuis lors du tir.

Les matches en petit comité sont un bon moyen de rencontrer du monde et de progresser, et il n’y a pas normalement de pression ou d’enjeu majeur, c’est donc un bon moyen de s’amuser aussi, et d’essayer des petits trucs que l’on a travaillés en solitaire.